Fondu au noir
Ne me quitte pas, il faut oublier, touuuut peut s'oublier...
La mission se termine bientôt…
T’as réussi à convaincre un gars qui ne te connaissait ni des lèvres ni des dents de te confier de l’argent.
Quand on y pense, c’est déjà ouf.
Alors bref, t’as bossé pour lui.
1 semaine, 3 mois, 1 an…
Et puis la mission touche à sa fin.
Il te dit merci, t’as la glotte qui yoyotte et…
RIEN.
Tu passes au suivant (si y’en a un…).
Le truc, c’est que cette fin mollassonne, elle a un coût.
Celui des témoignages jamais demandés, des recommandations jamais déclenchées, des missions suivantes jamais nées.
Aujourd’hui on parle de la fin des missions.
Et de pourquoi tu dois t’appliquer.
On est d’accord que dans le taf d’indé, le plus dur, c’est de choper des clients ?
Tu crées du contenu, des tunnels d’acquisition, tu fais des appels découverte…
Bref, tu te donnes à fond parce que la priorité prioritaire, c’est d’avoir des clients.
Sinon ton taf, bah c’est pas un taf, c’est un hobby.
Alors quand un inconnu devient client, faut pas le laisser redevenir un inconnu direct après.
La fin d’un projet, c’est pas juste une case à cocher sur ton suivi client Notion.
→ C’est une mine d’informations sur ce qui a marché, ce qui a merdé, et ce qu’on ferait autrement.
→ C’est aussi une super occasion de vérifier si tu peux l’aider encore (et qu’il te paye pour ça, oui) ou si son kif de bosser avec toi ne peux pas être partagé avec d’autres, d’une façon ou d’une autre…
Parce que t’as beau avoir assuré pendant 3 mois, livré en avance, répondu le dimanche soir, si la fin est bancale, ils garderont en bouche le goût de cette bancalité (bancalisme ?).
Et un truc bancal, ça se transforme pas en témoignage.
Ni en recommandation.
Ni en “dis, t’aurais du temps pour une deuxième mission ?”
Y’a 3 trucs très simples à mettre en place à la fin.
1. Le témoignage.
Quand je parle de ça à mes clients, j’ai 2 réponses possibles :
“J’ose pas !”
“Mes clients sont pressés, ils n’ont pas le temps”
Pour le premier, bah pas 36 solutions, à part l’auto coup de pied au cul.
Pour la 2e, voilà ce que je préconise toujours.
Pour avoir un témoignage efficace pour toi et aider ton client à le rédiger, tu peux lui proposer de le structucturer en 4 phases.
Comment il se sentait avant, qu’est-ce qui bloquait (aussi au niveau de ses émotions).
Qu’est-ce qu’il s’est passé pendant.
Comment il se sentait après.
Voilà c’est simple, non ?
Quoi ? Oui exact, j’avais dit 4, j’y viens, ne me bouscule pas, oh !
As-tu eu des bénéfices inattendus ?
Cette question-là est archi précieuse, parce qu’elle te fait voir ton offre sous un jour nouveau, sur lequel tu pourras communiquer.
2. Le cas client
Ça, il faut VRAIMENT t’y coller.
Que ce soit pour le mettre sur ton site ou dans un post LinkedIn, c’est un truc qui aide vraiment à passer à l’action pour tes futurs clients, parce que ça les aide à se projeter concrètement.
C’est grâce à mes carrousels de cas clients que j’ai chopé les missions les plus lucratives sur LinkedIn.
Si tu veux voir mon process pour les rédiger, j’ai tout dit ici.
3. Le p’tit truc personnalisé
Un p’tit truc que toit seul peut faire, histoire de vraiment rester en mémoire.
(Je te montre le mien tout à l’heure)
Alors quand une mission se termine, ne pars pas direct en quête de la prochaine, mais soigne la fin, elle pourra t’amener de nouveaux clients.
Ton cerveau, c’est un monteur vidéo ultra fainéant.
Et Kahneman l’a prouvé.
Le gars aime savoir comment marche le cerveau et il est un poil sadique, alors il a imaginé une expérience en 3 étapes avec une main, de l’eau et des degrés.
Il demande à des gens de plonger la main dans de l’eau à 14°C pendant 60 secondes. Ça va, on est quand même loin de Guantanamo.
On va dire que c’est juste pas super agréable, quoi.
Ensuite, ils doivent refaire exactement la meme chose, même durée, même tempiote, mais à la fin, il ajoute 30 sec à 15° (soit un petit degré de plus, si t’as bien suivi)
Puis il leur propose de refaire soit l’expérience 1, soit l’expérience 2
La 2 est objectivement plus relou.
Pourtant, 80% des participants choisissent la version longue.
Pourquoi ?
Bah parce que la fin est plus agréable grâce à un petit degré de plus.
Kahneman appelle ça la peak-end rule : ton cerveau ne retient pas toute l’expérience.
Il retient le pire moment… et la fin.
Donc ouais, ton cerveau (et celui de tes clients) est un monteur vidéo fainéant : il garde 2 scènes et supprime le reste.
Alors fais en sorte que le pire moment soit celui où c’est FINI !
Et en parlant de fin bâclée…
Et comme promis, vu que tu le demandais à corps et à cris (calme-toi, quand même…), voici mon nouveau “p’tit truc de fin”.
Ça donne un petit côté “désespéré second degré” qui me fait marrer.
Je l’envoie dans un mail personnalisé qui reprend les éléments de notre collab et ce que je peux faire pour lui ensuite.
Ça, je sais que je peux pas le retrouver chez quelqu’un d’autre…
Si t’as lu jusqu’ici…
T’es probablement du genre à préférer réfléchir à ton business plutôt que le subir.
→ Si t’as l’impression d’empiler des trucs sans que ça forme un tout cohérent (personnalité, contenus écrits/visuels, offres), tu as besoin de A-Bis.
→ Si t’as une newsletter dans la tête depuis 6 mois mais jamais le temps (le talent ?) de l’écrire, c’est VOST qu’il te faut.
On se retrouve tout bientôt, mon p’tit turbot 🩵
Fanny
La Morue









Disons que dans un écosystème bourré de mythos, c’est plutôt futé que de penser à valider le déclaratif avec du concret. Sinon c’est ta machine inbound que tu mets en péril.
Je viens d’en voir une, 100k en janvier déclarés. Ok. Sauf que son profil LK c’est 7 recos. Désolé, hein, mais ça crée fatalement une dissonance qui renvoie sur la case mytho.
Surtout quand les seules « preuves » s’appellent toutes Thierry ou Sandrine et que tu les tagues jamais.
Bref, joli le p’tit dessin de ok j’ai pas de vanne.
Tu chantes mieux que Jaques Brel. Le teste reste profond, mais sans le pathos on a envie d’écouter, pas de prendre ses jambes à son cou !